Comment gérer une mauvaise qualification en karting ?

En karting, les qualifications sont très importantes. Quelques dixièmes, parfois même quelques centièmes, peuvent faire perdre beaucoup de places sur la grille.

Mais j’ai aussi appris une chose depuis que je fais de la compétition : une mauvaise qualification ne veut pas forcément dire que le week-end est terminé.

Cela m’est déjà arrivé plusieurs fois de partir plus loin que ce que mon rythme pouvait permettre. Il faut alors réussir à oublier la déception et commencer à reconstruire sa course.

Comprendre ce qui s’est passé

La première chose que j’essaie de faire après une mauvaise qualification est de comprendre pourquoi.

Cela peut venir du pilotage, d’un tour qui n’a pas été parfaitement exécuté, du trafic, des réglages ou simplement d’une séance où tout ne s’est pas mis en place comme prévu.

L’important est d’analyser rapidement ce qui peut être amélioré sans rester bloqué sur le résultat.

Une fois la qualification terminée, on ne peut plus changer sa position sur la grille. En revanche, on peut encore changer la suite du week-end.

Ne pas vouloir tout récupérer immédiatement

Quand on part loin, la tentation est de vouloir gagner énormément de places dès le premier tour.

Mais vouloir tout récupérer trop rapidement peut aussi conduire à une erreur ou à un accrochage.

J’essaie plutôt de prendre les opportunités lorsqu’elles se présentent et de construire ma remontée progressivement.

Une course peut être longue et chaque position gagnée compte pour la manche suivante.

Se concentrer sur son rythme

Une mauvaise position sur la grille ne signifie pas forcément que l’on manque de vitesse.

C’est important de faire cette différence.

Si le rythme est bon, il faut essayer de l’utiliser pour avancer, dépasser et montrer ce que l’on est capable de faire en course.

C’est aussi pour cela qu’il est important de continuer à travailler jusqu’au dernier tour.

C’est une idée dont je parle également dans Pourquoi il ne faut jamais abandonner pendant une course.

Utiliser chaque manche pour reconstruire son week-end

En compétition, une qualification décevante peut avoir des conséquences sur plusieurs manches.

Il faut donc parfois accepter de reconstruire son week-end étape par étape.

Gagner trois ou quatre places dans une manche peut permettre de partir mieux placé dans la suivante. Et progressivement, une situation qui semblait compliquée peut complètement changer.

C’est quelque chose que j’ai particulièrement vécu cette saison.

À Anneville, lors de la dernière manche du Championnat de France Junior FFSA, j’étais 19e après les qualifications. J’ai ensuite terminé 15e de la première manche, 13e de la deuxième, 11e de la préfinale, avant de terminer la finale à la 5e place.

Entre la qualification et l’arrivée de la finale, le week-end avait complètement changé.

Garder la tête froide

C’est probablement la partie la plus difficile.

Quand une qualification ne se passe pas comme prévu, on peut être frustré. Mais garder cette frustration pendant les manches suivantes n’aide pas à aller plus vite.

Il faut réussir à repartir sur quelque chose de simple : la prochaine manche, le prochain départ, le prochain tour.

La préparation du week-end aide aussi beaucoup à gérer ces situations.

Si vous commencez la compétition, vous pouvez également lire Comment préparer son premier week-end de compétition ?

Une mauvaise qualification peut aussi apprendre beaucoup

Partir devant est évidemment plus simple.

Mais partir plus loin oblige aussi à travailler d’autres choses : les départs, les dépassements, la gestion du trafic et la capacité à rester concentré dans des situations plus compliquées.

Cela ne veut pas dire qu’il faut se satisfaire d’une mauvaise qualification. L’objectif reste évidemment de partir le plus haut possible.

Mais lorsque cela arrive, il faut essayer d’en tirer quelque chose.

Et sur un circuit que l’on découvre, cette capacité d’adaptation devient encore plus importante.

Mon conseil

Après une mauvaise qualification, mon conseil serait donc assez simple : ne pas essayer de refaire tout son week-end en un seul tour.

Comprendre ce qui n’a pas fonctionné, rester calme, retrouver son rythme et avancer manche après manche.

À Anneville, il y avait 14 places entre ma qualification et ma position à l’arrivée de la finale.

C’est probablement le meilleur exemple que je puisse donner : tant que le dernier drapeau à damier n’est pas passé, beaucoup de choses peuvent encore changer.

Qui est Alexandre Rafalimanana ?

Je suis Alexandre Rafalimanana, pilote de karting français. Je roule actuellement en OK-Junior et participe notamment au Championnat de France Junior FFSA ainsi qu’à des compétitions internationales.

À travers Les conseils d’Alexandre, je partage ce que j’apprends en compétition et les expériences qui me permettent de progresser course après course.

Copyright ©. Tous droits réservés.

Information icon

Nous avons besoin de votre consentement pour charger les traductions

Nous utilisons un service tiers pour traduire le contenu du site web qui peut collecter des données sur votre activité. Veuillez consulter les détails dans la politique de confidentialité et accepter le service pour voir les traductions.